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Histoire du savon

Histoire du savon

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  Le savon

Le Savon, une Histoire pas comme les autres, pour un produit pas comme les autres.

L’Être humain a toujours cherché à se mettre en valeur. Par sa force, son intelligence ou sa beauté, il est dans sa nature de vouloir se plaire. Pour beaucoup de civilisations, cette mise en valeur est passée par le parfumage et l’hygiène. Des sumériens au savon de Marseille en passant par le savon d’Alep, découvrons ensemble – et à travers l’Histoire - la fabuleuse histoire du Savon. Tous sont liés par le même processus, la saponification, qui est resté le même depuis des millénaires. Processus qui n’est permis que par la symbiose entre une matière grasse et une matière alcaline. Néanmoins, chaque civilisation a apporté sa pierre à l’édifice, génération après génération.

Les civilisations antiques, premières utilisatrices de savon

Les sumériens

Troisième millénaire avant Jésus-Christ, si tôt déjà dans l’histoire de la civilisation, les royaumes de Sumer et de Babylone entreprenaient déjà la fabrication de savons. Non pas pour se parfumer ou se laver, mais pour des raisons esthétiques et médicinales. Ce premier savon, à la pâte savonneuse, résultait d’une interaction entre des graisses animales et du carbonate de sodium à l’état naturel. Un concoction qui avait vocation à teinter les cheveux pour rendre les sumériennes encore plus belles, mais également pour soigner certaines maladies de la peau. Un procédé qui évolua, afin d’aboutir - un millénaire plus tard - au premier savon à base d’huile végétale, qui ne sera plus sous forme pâteuse plutôt molle.

L’Égypte antique

En voyageant encore à travers l’Histoire, on retrouve des traces de saponification chez les égyptiens antiques, près de 2000 avant notre ère. Toujours à des fins pharmaceutiques, leur savon était laissé au repos avant de pouvoir l’utiliser sur les paupières, en guise de masque ou encore pour dégraisser la laine animale et la préparer au tissage. Ce dernier, d’après les historiens, était composé de pâte de cendres de bois et d’argile.

Le savon d’Alep

Le savon d’Alep. Comment ne pas citer l’ancêtre de tous les savons modernes ? Sa renommée n’est plus à refaire et sa réputation n’est plus à défendre. Un jeune millénaire avant l’Histoire, les syriens révolutionnent la fabrication du savon. Très parfumé, il est fabriqué à partir d’huile d’olive et d’un ingrédient secret, le beurre de laurier. Toutes époques confondues, il est considéré comme le premier savon à surface dure. De longs siècles durant, il a fait les beaux jours d’Alep grâce à sa commercialisation. Considéré comme le plus doux des savons, sur-gras et ayant des agents actifs luttant contre les bactéries, il était également utilisé pour cicatriser les plaies.

L’empire Romain : le savon, ce luxe.

Les romains furent l’une des premières civilisations à utiliser le savon pour se laver. Réservé à l’élite, le savon était considéré comme un objet luxueux, qui attisait les convoitises. La légende raconte que le savon romain était composé d’urine, alcalin qui pourrait très bien avoir été utilisé mais les sources historiques – notamment Pline l’Ancien - s’accordent à dire que le procédé utilisé était le même que celui des gaulois, auxquels ils auraient subtilisé la recette tandis que ces derniers l’utilisaient principalement pour se teinter les cheveux. La démocratisation des thermes dans la Rome antique ont permis au savon de se démocratiser, et d’être plus accessible à la plèbe.

Le savon de Marseille, symbole d’une époque

Le septième siècle et la démocratisation en Europe

Au 7è siècle, les Arabes, à travers leurs différentes croisades en Europe, y importent massivement le savon. Tout d’abord en Espagne, qui voit fleurir des savons de très haute qualité (celui d’Alicante était particulièrement renommé) puis plus haut sud, sur les côtes méditerranéennes où les oliviers sont de qualité exceptionnelle.

Le premier savon de Marseille

C’est ainsi que le savon de Marseille a été directement inspiré du savon d’Alep. Au 13è siècle, c’est un certain Crescas Davin qui officialise et nomme pour la première fois le parfum. Un savon d’une douceur extrême, à l’huile d’olive – évidemment - et très parfumé. Des caractéristiques qui permettent d’en faire de très nombreux usages, qu’ils soient thérapeutiques, sanitaires ou esthétiques. Ainsi, le port commercial de la cité phocéenne devient une véritable zone de transit pour le savon de Massilia, nom antique de Marseille. Grâce à son moulage et sa couleur extrêmement reconnaissables, le savon de Marseille fait l’objet d’une exportation de masse qui stimulera l’économie de la région.

Le savon de Marseille à l’ère moderne

Au 18è siècle, Marseille exporte son savon dans le monde entier. Principalement à des fins industrielles, notamment pour les industries textiles et la lessive. Le savon blanc étant prisé des teinturiers et le marbré plutôt aux ménages. Un petit siècle plus tard, un embargo sur l’huile d’olive provoque une crise et une pénurie à grande échelle mais ça ne sera que de très courte durée puisque le dix-neuvième siècle touche à sa fin et que l’éducation – qui se popularise en France grâce à Jules Ferry- promeut l’hygiène corporelle et refait du savon un bien de consommation massive. Une époque qui industrialisera totalement le processus de fabrication du savon de Marseille, qui n’est pas une appellation protégée mais dont le procédé doit être bien respecté.

Le savon de nos jours, le retour aux sources

Le retour en grâce de la savonnette

La fin du vingtième siècle et le début du vingt-et-unième marquent une période difficile pour l’industrie du savon. Suite à l’industrialisation totale de la société, de nombreux produits voient le jour et sont préférés par les consommateurs. Néanmoins, ces dernières années, une véritable ferveur populaire se fait ressentir à l’égard de la savonnette. Un produit mythique, chargé d’Histoire qui semble indémodable et vers lequel les consommateurs se tournent de plus en plus. Pour l’hygiène corporelle, comme pour notre placard, on se plaît à utiliser le savon dur, comme pour un retour aux sources.

La saponification à froid, un procédé qui plaît

De nouvelles tendances se font également ressentir, avec un retour au procédé ancien de saponification à froid, qui permet de retrouver une fabrication plus artisanale du savon. Une technique qui nécessite un dosage très précis et qui se distingue des autres par l’absorption totale de la matière alcaline, qui est très souvent de la soude. L’Histoire du Savon remonte aux origines de l’Humanité, et nul doute que c’est une découverte dont les Hommes auront du mal à se passer.

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